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Les coulisses de l'écriture des Trois Royaumes

Dans l'article du jour, j'ai envie de vous partager les coulisses de l’écriture de ma série « Trois Royaumes », afin que vous puissiez voir par vous-mêmes ce qui se cache derrière les mots de cette histoire. Vous pouvez parcourir ce document même sans avoir lu les romans, sauf ce qui est indiqué par SPOILER ALERT et que j’ai mis en italique. Je vous souhaite une bonne lecture, en espérant qu’elle vous en apprenne un peu plus sur le métier passionnant d’écrivain !


COMMENT TOUT A DÉMARRÉ…


L’histoire débute comme dans un conte de fées : j’étais sur un quai de métro à Paris, où je vivais à cette époque-là, quand l’image d’un jeune homme aux longs cils encadrant de magnifiques yeux gris-bleus m’est apparue tout à coup. J’ai vu trois royaumes autour de lui. Trois royaumes en guerre, et lui serait le maillon de la paix. En une fraction de seconde, j’ai rencontré Ehron et son univers, et son histoire ne m’a plus jamais lâchée. J’ai commencé à prendre des notes, à réfléchir à mon plan, à avancer dans mon projet, et puis…


Les quinze années suivantes, j’ai fait une loooooonnnngue pause. Travail d’enseignante à temps plein, deux enfants en bas âge, deux déménagements à l’étranger (Texas et Portugal)… Si ce n’est quelques petites idées par-ci par-là, mon roman est resté dans un coin, afin que je construise ma vie de jeune maman/enseignante vivant au bout du monde. Ce n’est qu’en 2021, alors que j’étais clouée au lit par une violente hernie discale, que j’ai eu le temps de réfléchir à mon avenir. J’ai repris lentement mon projet pour en poser les premiers mots. Il m’a fallu près de deux ans pour venir à bout de mon texte, mais aussi de mes peurs et mes doutes, avant la parution de mon premier roman en février 2023.


Avec le recul, je suis heureuse que ce projet ait mis tant de temps à venir au monde. Je crois qu’avant, je n’étais tout simplement pas prête. Pas prête de publier un roman, pas prête de le laisser vivre sa vie loin de moi, pas prête d’accepter ses défauts, pas prête de l’aimer avec ses imperfections.


ATTENTION, SPOILER ALERT !


Je crois surtout que si je n’avais pas attendu, je n’aurais pas pu raconter la connexion avec la forêt, le déséquilibre des éléments, la fête de Wika… car ce sont des choses que je n’avais pas encore vécues moi-même. Par exemple, ce qui m’a énormément frappé, c’est la canicule que nous avons tous difficilement supportée durant l’été 2022. Au Portugal, où je réside, il n’a pas plu une goutte pendant de très longs mois… Nous étions même déjà en alerte sécheresse dès le mois de février de cette année-là. Et, fin juillet, mon petit village des Alpes-de-Haute-Provence, où je passais mes vacances en famille, a brûlé. Pas les maisons, heureusement, mais toutes les montagnes juste au-dessus du village, à quelques mètres des premières habitations.


Comme c’est une région isolée et difficile d’accès, les pompiers ont eu un mal fou à venir à bout de l’incendie, et nous avons tous assisté, impuissants, à la destruction de la végétation. J’ai été fortement marquée par une belle brûlure sur le bras de mon cousin, qui avait, comme de nombreux habitants, tenté de protéger les maisons. Cet événement s’est déroulé juste avant que je débute l’écriture du tome 2… dans lequel il y a un énorme incendie et où Ehron est brûlé au bras.


Plutôt que de me dire que j’ai procrastiné pour écrire mes romans, je préfère me consoler en me disant que si je n’avais pas attendu, ils n’auraient pas été complets… Ça allège la conscience, n’est-ce pas ?! ^^



LA CONSTRUCTION DE L´HISTOIRE



Après avoir mis le point final au premier tome de la série, j’ai découvert qu’il y a deux types d’écrivains : les architectes et les jardiniers. Intriguée par cette distinction rendue populaire par Georges R.R. Martin (Le trône de fer), j’ai fait quelques recherches pour mieux appréhender cette notion.


Les auteurs « architectes » préparent avec minutie un plan, avant de se lancer dans l’écriture. Ils sont organisés, parfois au point de pouvoir rédiger les chapitres dans le désordre puisqu’ils possèdent déjà toute la trame de leur histoire. À l’inverse, les auteurs « jardiniers » fonctionnent plus en improvisant. S’ils connaissent les situations de départ et d’arrivée, le chemin pour passer de l’un à l’autre se construit au fil de l’histoire, le plan définitif ne se dévoilant qu’à la toute fin.


Lorsque j’ai découvert cette notion, j’étais entre l’écriture du tome 1 et du tome 2, ce qui était le moment parfait pour chercher ce que je pouvais améliorer dans ma façon de travailler. À première vue, dans ma vie personnelle, je suis plutôt une architecte. J’aime les carnets pleins de listes, j’adore planifier, j’ai besoin de maîtriser certains petits détails pour me simplifier la vie par la suite. Naturellement, je pensais que cela se transposerait en écriture, puisque c’était même le cas dans mon ancien métier d’enseignante.

Forte de cette conviction, j’ai commencé la rédaction du tome 2, avec un plan en tête. Et puis… rien ne s’est passé comme prévu, et j’ai réalisé que cela m’était déjà arrivé dans le tome 1. Pour ces deux premiers romans, j’ai effectivement eu une idée de départ, mais mes personnages ont rapidement fait des rencontres que je n’avais absolument pas anticipées et qui ont changé tout mon scénario. Ça a été le cas avec les Wënas, Galiad ou la Mère Mazá, par exemple. D’où sont-ils sortis, ceux-là ? Et le Librarium, qu’est-ce que c’est que cet endroit ? C’est là que j’ai compris que les personnages qu’on invente ont des vies bien à eux, faites de surprises et d’imprévus, comme pour nous finalement.



ATTENTION, SPOILER ALERT !


L’exemple le plus parlant pour moi, c’est à la fin du tome 1, au moment où Valkyan est blessé par accident. Lorsque je suis arrivée à ce passage, j’ai senti que l’ambiance entre les personnages commençait à devenir électrique, ce que j’ai donc mis en mots. J’ai alors vu Valkyan partir, furieux de sa dispute avec Ehron, avant de revenir… avec la joue en sang. C’est vraiment un rebondissement que je n’avais pas prévu du tout, le chemin jusqu’à Alt’Vaasa devant être, dans mon esprit, assez lisse de bout en bout. De là, j’ai vu Nouk s’affoler, puis un arbre d’aspect inoffensif est apparu devant mes yeux. De fil en aiguille, j’ai imaginé le sang qui ne s’arrête plus de couler, l’antidote inexistant, les graines d’Actarea égarées, etc. Tout s’est construit progressivement, à cause d’une simple dispute qui a tout déclenché. En tant qu’auteur, c’est un moment absolument magique à vivre, lorsqu’on perd la main sur ce qui se passe, pour la retrouver ensuite !


À l’heure où j’écris ces lignes, je suis sur le point de commencer la rédaction du tome 3 de ma série « Trois Royaumes ». Je sais d’où vont partir les personnages, je visualise comment le roman doit se terminer, mais c’est tout. J’avoue que c’est parfois un peu stressant de ne rien maîtriser comme ça… « Et si ce que j’écrivais n’était pas logique par manque de préparation ? », « Et si je n’avais pas d’idées qui arrivaient en cours de route ? », « Et si mes personnages ne rencontraient personne ? ». Lorsqu’on est un auteur « jardinier », ce n’est pas seulement d’imagination dont il faut être doté, mais d’une sacrée confiance en sa plume.





LES NOMS DES LIEUX ET DES PERSONNAGES



Choisir des noms… ma bête noire !!! Si Ehron, Valkyan, Nouk et Bellegord ont rapidement eu les leurs, pour le reste cela n’a été qu’hésitations, changements, doutes… l’horreur. Je crois que le pire, ça a été pour les noms de lieux. Je ne peux même pas vous dire combien de temps j’ai passé avec mon atlas sur les genoux, à regarder les pages une par une en quête d’inspiration. J’ai aussi surfé sur des sites qui génèrent automatiquement des noms de fantasy. À part avoir bien rigolé devant certaines propositions farfelues, je dois avouer que ça a rarement fait avancer mon problème.


Pour la petite anecdote, le nom avec lequel j’ai le plus bataillé, c’est Mukayaar, la ville principale des Terres Arides, siège de l’ennemi. D’ailleurs, je ne l’ai trouvé qu’à la fin de l’écriture du tome 2, et c’est même pour cette raison que je n’en fais pas mention dans le tome 1 (qui a été publié avant que je le trouve, c’est dire !). Pendant longtemps, dans mes textes, cette ville s’est appelée XXX. À chaque relecture, mes poils se hérissaient devant cette triple lettre qui n’avait aucun sens. Alors un jour, excédée par ce problème que je n’arrivais pas à résoudre, j’ai pris mon atlas et j’ai cherché, cherché, cherché… À peu près décidée, après avoir fait un mélange de plusieurs idées, je me suis replongée dans mon ordinateur, soulagée. Petite recherche rapide dans mon tome 2, je tombe sur le fameux XXX qui m’agaçait tant. Je pose les doigts sur mon clavier et efface ces trois affreuses lettres pour y insérer ma trouvaille à la place…


Que n’avais-je pas fait ?! Mon ordinateur, à l’instant même où j’ai écrit ce nom, a littéralement planté. Black-out. Au revoir. Il m’a fallu une semaine pour reprendre la plume, après avoir acheté un nouvel ordinateur, tout réinstallé, pleuré un bon coup d’avoir perdu des fichiers (dont ce texte que vous êtes en train de lire, qui est en fait la version 2.0), avoir poussé un IMMENSE soupir de soulagement en me rendant compte que mes deux romans étaient bien sauvegardés, etc. Et bien sûr, entre temps, sonnée par ce qui venait de se passer, j’ai à nouveau oublié le nom que j’avais inventé pour XXX ! Si j’avais su, j’aurais dû l’appeler « La ville dont on ne doit pas prononcer le nom », à l’image de l’ennemi d’un petit sorcier bien connu. Comme quoi je ne me suis pas trompée, la ville où siège Avezhä est bien celle du grand méchant !


Il y a toutefois eu deux exceptions pour les lieux. Pour ces noms, ils sont apparus comme une évidence :


Guardaïa : lorsque je vivais à Houston, on m’avait offert un calendrier Géo où je tournais tous les jours une nouvelle page pour admirer une jolie photo de notre planète Terre. Un matin comme un autre, dans une période où je pensais un peu plus à mon livre, j’ai découvert une image de la ville de Ghardaïa en Algérie. Coup de cœur absolu pour ce nom autant que pour la photo ! L’inspiration était toute trouvée, c’est ainsi qu’allait s’appeler la Cité principale de mon univers, à une lettre près.


Aowenda : lors d’un voyage pour voir ma famille à Taïwan, nous nous sommes baladés dans la forêt d’Aowanda, dans le centre du pays. Je trouvais ce nom assez mystérieux, envoûtant même… Je m’en suis donc tout naturellement inspirée comme nom pour mon royaume de la forêt. Juste à côté, il y a d’ailleurs la ville de Ren’ai, qui est devenu Rei’an, l’un de mes personnages.


Finalement, les choix les plus difficiles à faire l’ont été pour les personnages et lieux secondaires. J’avais moins d’énergie à leur consacrer, ce qui a été inversement proportionnel au temps que j’ai passé à leur trouver ce fichu nom ! Même encore maintenant, il y a certains noms que je n’aime pas trop dans mes romans… Mais comme pour beaucoup de choses, j’ai appris à lâcher les petits détails que je suis la seule à remarquer. Être écrivain, c’est être perfectionniste sur certaines priorités et laisser couler le reste.


QUELQUES PETITS RATÉS…



Comme je le disais un peu plus tôt, le plus gros raté de cette série de romans a été la perte de nombreux documents lorsque mon ordinateur a planté. Je venais tout juste de terminer le tome 2, qui lui était heureusement bien enregistré, même si j’ai perdu quelques corrections de dernière minute représentant deux jours de travail. Malheureusement, j’ai dû dire adieu à mes fiches personnages, à ma biographie, à ce bonus, et à tant d’autres choses encore.


L’autre gros raté, c’est pour la couverture. À la fin du tome 1, j’ai contacté un graphiste que je suis sur les réseaux sociaux et qui fait des illustrations que j’aime beaucoup. Lorsque je lui ai proposé de collaborer avec moi, il a été absolument adorable, a écouté toutes mes idées et m’a envoyé un dessin vraiment magnifique… Malheureusement, je me suis très vite rendu compte que celui-ci n’allait pas pouvoir convenir pour ma couverture. Trop loin des codes attendus pour ce premier contact si important avec le lecteur, le résultat n’aurait pas été assez impactant. C’est avec un énorme regret que j’ai cherché une autre solution, vraiment déçue de ne pas pouvoir utiliser ce dessin.


C’est ainsi que je me suis tournée vers mon graphiste actuel, qui lui est spécialisé dans les couvertures de romans. Seul hic, il n’était disponible qu’en décembre, alors qu’on était au mois d’août et que mon texte était prêt. J’ai quand même accepté, et j’ai appris la patience… Je ne regrette absolument pas mon choix, mais ce contretemps a été difficile à vivre. Ayant arrêté mon travail d’enseignante, je n’avais plus aucun revenu et chaque mois qui passait voyait fondre nos petites économies. En attendant que cette situation se décante, j’ai écrit le tome 2. Imaginez le scénario : Tome 1 au point mort, Tome 2 qui avançait tout doucement, pas de rentrée d’argent et aucune assurance que ma série de romans allait suffisamment plaire pour que je puisse rester écrivain à temps plein. C’est là que j’ai dû faire appel à toutes les ressources que j’avais en moi, dont un moral d’acier pour tenir bon. Heureusement, selon ma devise préférée, tout passe…


Enfin, s’il y a bien un domaine où j’ai appris sur le tas avec beaucoup de regrets, c’est sur la phase de correction. Lorsque j’ai fini d’écrire mon tome 1, je l’ai lu, relu, rerelu, jusqu’à être satisfaite de ce que j’allais envoyer à mes bêta-lectrices et à ma correctrice. Par acquit de conscience, j’ai acheté un logiciel professionnel (Antidote) afin de passer mon texte une dernière fois au peigne fin. Outre les fautes et autres coquilles qu’il restait, j’ai découvert la fonction « Répétitions » qui te permet de vérifier si tu n’emploies pas plusieurs fois le même mot dans un paragraphe donné. Et là…



Alors que mes petits yeux s’étaient déjà abimés sur le roman à force de le relire, il a fallu que je regarde UNE PAR UNE la coquette somme de 2096 répétitions dans l’ensemble de mon texte. Sincèrement, je ne souhaite cet exercice fastidieux à personne, même pas à mon pire ennemi. Pour chaque répétition, j’ai dû juger si elle était justifiée (par exemple dans un dialogue, lorsqu’une personne reprend les propos de son interlocuteur) ou alors… chercher un synonyme. Je vous assure que c’est long… Très long… Je vous montre un exemple inventé :


Après s’être allongé dans son lit, Ehron remonta sa couverture pour se protéger les yeux. Il ne savait pas s’il parviendrait à s’endormir, même s’il avait vraiment sommeil. La perspective de passer la journée du lendemain seul ne lui plaisait guère, mais il savait que Valkyan n’accepterait pas de revenir sur sa décision. Même si son ami changeait d’avis, la journée serait dans tous les cas très longue. Ehron regrettait de se retrouver dans cette situation, mais il ne savait vraiment plus quoi faire pour y remédier. Perdu dans ses pensées, le jeune homme couvrit ses yeux avec son coude, gêné par la lumière de la bougie. Parviendrait-il à trouver le sommeil cette nuit ?


Combien avez-vous repéré de répétitions dans ce petit texte ? La réponse est… roulement de tambour… 11 ! On a donc :


- Trois fois « il savait »

- Deux fois « mais »

- Deux fois « même »

- Deux fois « pour »

- Deux fois « journée »

- Deux fois « vraiment »

- Deux fois le mot « sommeil »

- Deux fois « parviendrait »

- Deux fois « trouver/retrouver »

- Le duo « couverture/couvrit » (eh oui, ce sont des mots de la même famille !)

- Et, même si c’est peu évident, le duo « allongé/long » (idem)


Toute la difficulté ici est de savoir où s’arrête le perfectionnisme… Aviez-vous remarqué toutes ces répétitions ? Je parie que non, mais elles sont pourtant bien présentes et ont peut-être indirectement gêné votre lecture. Quand je parle de les regarder une par une, c’est exactement ça. C’est tellement compliqué de doser avec précision ce qui est vraiment trop évident et ce qu’on peut choisir de laisser sous peine de devenir fou.


Allez, je vous mets au défi ! Saurez-vous réécrire ce texte en remplaçant toutes les répétitions ?



ANECDOTES RIGOLOTES



S’il y a quelque chose que j’ai appris en tant qu’écrivain, c’est qu’il faut faire attention à tout pour que l’univers soit cohérent. Pour moi, la question qui est revenue sans cesse, c’est : MAIS OÙ SONT LES CHEVAUX ??? Dans mes romans, les personnages passent leur temps à monter et descendre de leurs chevaux, les abandonnant à un endroit, en prenant d’autres ailleurs… L’horreur. J’ai dû relire un nombre incalculable de fois mon texte pour savoir s’ils étaient à pied ou en train de chevaucher. Parfois, mes personnages laissaient leurs montures quelque part et, dix pages plus loin, ils étaient à nouveau dessus. Aaaarrrrggghhh !!! C’est là que je vois les limites d’être un auteur « jardinier », parce que le potentiel pour s’arracher les cheveux sur ce genre de détail est immense. Leçon retenue, pour l’écriture du tome 3, je vais garder les chevaux à l’œil un peu plus sérieusement…


Autre petite anecdote rigolote, c’est à propos du roi Daegan. Dans la description que je fais de lui dans le tome 1, j’ai écrit « De constitution fine mais solide, c’était un homme d’une quarantaine d’années, encore bien brun malgré son âge. » À la lecture de cette phrase pendant la phase de correction, ma belle-sœur a tiqué : « Mais enfin, il n’a qu’une quarantaine d’années, heureusement qu’il est encore bien brun ! » Cela m’a fait beaucoup rire car mon référentiel est bien différent du sien, ma famille ayant une longue tradition de cheveux blancs dès l’âge de 20 ans (regardez des photos de moi sur les réseaux sociaux et vous comprendrez !). Bref, j’ai laissé cette phrase telle quelle pour la beauté du geste, et je rigole à chaque fois que je la relis maintenant !


CONCLUSION


Merci et bravo si vous avez lu jusque-là ces coulisses des « Trois Royaumes » ! Ça a été un vrai plaisir pour moi de replonger dans toutes ces anecdotes et j’espère que vous aurez aimé les découvrir à votre tour ! Je n’ai pas tout écrit ici car ce texte aurait été trop long. Alors, pour conclure, je vous partage une dernière anecdote


Saurez-vous retrouver de quels personnages de BD je me suis inspirée au tout début pour créer le duo Ehron et Valkyan ? Je vous aide, ils vivent dans un petit village d’irréductibles Gaulois et sont le pire cauchemar de Jules César ! Je vous rassure, c’était juste une idée de départ, qui a bien évolué par la suite lorsque mes personnages m’ont dévoilé petit à petit leurs caractères. Mais ce qui est drôle, c'est qu'une de mes premières lectrices l'a deviné dans le tome 2 de ma série, lorsqu'elle a comparé Valkyan avec Obélix... Je me suis donc empressée de modifier le texte, afin que l'inspiration initiale ne reprenne pas le dessus !

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